LES ECRIVAINS BURKINABE ET LEURS ŒUVRES

Publié le par Adamou L. KANTAGBA

L'Incivisme n'est pas la solution  Jérôme Ouoba
L'Incivisme n'est pas la solution  Jérôme Ouoba
L'Incivisme n'est pas la solution  Jérôme Ouoba

L'Incivisme n'est pas la solution Jérôme Ouoba

L’incivisme au Faso, l’autre regard de Jérôme Ouoba

 

Après, Une vie dissolue son premier roman édité en 2013, aux éditions Jethro  à Ouagadougou, l’ancien instituteur, aujourd’hui attaché d’intendance scolaire, Jérôme Ouoba, revient dans l’arène littéraire avec son deuxième ouvrage intitulé L’Incivisme n’est pas la solution.  

Édité grâce à la subvention du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) à travers le Fonds de promotion culturelle (FPC), L’Incivisme n’est pas la solution, paru aux éditions Céprodif à Ouagadougou, est un recueil de six nouvelles qui traite, sous divers prismes, d’un problème qui se pose avec acuité à la société burkinabè actuelle et auquel, il faut trouver des réponses : l’incivisme !

« L’incivisme, foi de la préfacière, Mme Julie Prudence Nigna/Somda, magistrat et ancien ministre des Droits humains et de la Promotion civique, est l’attitude qui traduit l’absence de civisme. C’est le comportement d’une personne qui se démarque des règles qui organisent la vie de la communauté, de la cité, notamment la loi et les conventions. Il consiste à se montrer déloyal et irrespectueux vis-à-vis des conventions qui gouvernent la vie d’un pays. Il peut revêtir diverses formes dont l’incivisme en matière politique et administrative voire civile, l’incivisme économique avec de façon plus spécifique l’incivisme fiscal, l’incivisme dans le domaine de la circulation routière et l’incivisme dans le domaine environnemental ».

Ainsi défini, l’incivisme transparaît en filigrane dans les six nouvelles : « Lorsqu’on est victime de son propre incivisme », « La Ministre des Orphelins et Enfants délaissés », « À qui la Faute ? », « Rose-Claire la bimbo », « Pères, pardonnez-nous », « Finfou : le suppôt de Satan ». Et cet incivisme s’exprime dans les récits tantôt sous forme de violences physiques, tantôt sous forme de violences morales, voire même occultes.

Le texte littéraire sert, nous semble-t-il ici, de pré-texte au pédagogue, l’ancien instituteur, Jérôme Ouoba, de s’interroger mais aussi et surtout de se prononcer sous le biais, fut-il, de la fiction sur l’épineuse question de l’incivisme au Burkina Faso. Ce faisant, il fait œuvre utile car il ajoute de la réflexion à la réflexion.

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http://kantadamoul.over-blog.com/article-les-ecrivains-burkinabe-et-leurs-oeuvres-ix-119815131.html

Adamou L. KANTAGBA

 

Publié dans Critique littéraire

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