Littérature et éducation

Publié le par Adamou L. KANTAGBA

La question de l’éducation est, on ne peut en douter, au cœur des débats actuels. Elle est d’autant plus actuelle et réelle que l’existence même des hommes en pâtit. L’éducation parentale et scolaire (les deux paramètres de l’éducation les plus connus traditionnellement) semble connaitre des limites de nos jours.

Il est alors plus que nécessaire de repenser l’éducation dans nos sociétés. Se situant dans la même perspective que le groupe Cultural Studies pour lequel : « si les hommes ne portent pas dans leurs têtes des romans, ils risquent de nous jeter un jour des pierres », la conférencière postule qu’une autre forme d’éducation basée sur les œuvres littéraires est possible. 

Il s’agit donc pour la conférencière de montrer, à l’aune de l’évolution des sciences sociales, que l’œuvre littéraire, loin d’être une simple œuvre de distraction, passive, est un actant actif susceptible de jouer aux côtés des hommes un grand rôle dans l’éducation.

Cette thématique vous intéresse, participez, alors, à la conférence publique à l'Institut Goethe. 

Samedi 30 juillet 2016, 15h 30-17h 30

Conférencière : Victorine Drabo, Ingénieur de recherches, Institut national des sciences sociales (INSS).

Modérateur : Ousmane Tiendrébéogo, journaliste, rédacteur en chef du journal Le Soir

 

Publié dans Société

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Fragon 27/07/2016 07:39

Ce qui me semble souhaitable, c'est peut-être de dégager du temps pour former les esprits. L'éducation actuelle correspond à un bourrage de crâne, une matière après l'autre sans jamais laisser de répit et de temps à la réflexion. Changeons nos enseignements et peut-être...

Kantagba 27/07/2016 14:21

Merci pour votre contribution. Je suis bien d’accord avec vos sur beaucoup de points. En effet, qu’il s’agisse du secondaire ou du supérieur où je suis chargé de cours, certaines disciplines, certains modules sont enseignés sans que les apprenants (élèves, étudiants) ne perçoivent en quoi ces éléments s’insèrent dans l’ensemble du programme pour constituer un tout cohérent nécessaire à leur bonne formation. Le système, dans bien de domaines, semble se contenter de juxtaposer des enseignements, à charge à l’apprenant de se débrouiller pour y trouver cohérence et cohésion, si jamais, on y avait vraiment pensé dans l’élaboration des curricula. Le développement tous azimut, ces dernières années, du coaching illustre à souhait ce besoin de re-formation (après bien des années de formation sur les bancs) et révèle l’échec du système éducatif actuel, en tout cas en certains de ses aspects.