Ainsi, la guerre au Nord-Mali aura lieu!

Publié le par Adamou L. KANTAGBA

De rencontres en rencontres, de sommets en sommets, l’on s’achemine inexorablement  vers une intervention militaire au Nord-Mali. Ainsi, la guerre contre Alqaïda au Maghreb islamique(AQMI) et les groupuscules islamites proches de la nébuleuse comme le Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest(MUJAO) qui écument depuis de si longs mois les deux tiers du Mali, y faisant la pluie et le beau temps,  aura donc finalement lieu ! Il était temps, depuis le temps qu’on en parle ! Réunis en effet ce dimanche 11 novembre à Abuja au Nigeria, les chefs d’Etat des quinze pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), ainsi que ceux de la  Mauritanie et de l'Algérie, doivent se pencher sur le plan d’intervention stratégique adopté par les ministres de la Défense et des Affaires étrangères ouest-africains. On se rappelle qu’effectivement à la mi-octobre,  le   Conseil de sécurité des Nations unies avait voté une résolution, laquelle résolution  donnait  45 jours à l’institution sous-régionale  pour préciser ses plans de reconquête du Nord-Mali. C’est dire donc qu’une fois adopté par les chefs d’Etats le plan mis en place les experts et autres stratèges militaires sera acheminé par le biais de l’Union africaine(UA) au Conseil de sécurité de l'ONU  qui devra à nouveau voter une résolution autorisant  cette fois le déploiement des forces pour libérer le Nord-Mali ; libération  que les populations attendent tant leur désarroi est grand. Le plan de reconquête du Nord-Mali, dans nouvelle mouture, prévoit l’implication de 5500 hommes au lieu des 3300 hommes de la force en attente de la CEDEAO initialement préconisés.  Des éléments non africains pourraient même  participer  à cette  offensive contre les islamistes pour son succès. Et dire que le Capitaine Sanogo  et certains politiques pensaient il ya encore quelques mois que l’armée malienne à elle seule pouvait venir à bout  de ces « maîtres du désert ». Même si l’option  militaire semble inévitable, certains voudraient encore croire aux vertus du dialogue et donc à prôner une solution négociée. « Notre option préférée reste le dialogue » a réaffirmé le représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest, Saïd Djinit. Gageons alors que d’autres groupes terroristes à la suite du Mouvement national de libération de l’Azawad(MNLA) et d’Ansar Dine sauront saisir la perche qui leur ainsi est  peut-être pour la dernière fois. En effet avec cette réunion des chefs d’Etat dans la capitale nigérianne ainsi que la fermeté et  le soutien affichés de la communauté internationale notamment de la France et des Etats unis, l’intervention militaire au Nord-Mali semble irréversible. Il ne s’agit plus que d’une question de temps. A lire aussi dans le journal Le Soir

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