CÔTE DE L'OR - CÔTE D'IVOIRE

Publié le par Adamou L. KANTAGBA

Vers un rechauffement des liens?

 

Depuis le mois d’août, il se pose un véritable sécuritaire en Eburnie. En effet, depuis deux mois,  les forces de sécurité de Côte d’Ivoire sont la cible de multiples attaques que les nouvelles autorités politques et militaires ont du mal à juguler et à contenir. Avec la chute du clan Gbagbo, au lendemain de la grave crise post-électorale, et avec l’accession d’Alassane Dramane Ouattara à la magistrature suprême en Côte d’ Ivoire, beaucoup de dignitaires de l’ancien régime craignant, à tort ou à raison, les réprésailles de la part des nouvelles autorités ivoiriennes se sont refugiés un peu partout dans la sous-région. C’est ainsi que bon nombre de tenors politiques et autres caciques de l’ère Gbagbo ont touvé refuge au Ghana du grand panafricaniste N’krumah. Le Ghana, faut-il le rappeler, partage avec la  Côte d’Ivoire une frontière de 700 km. Et coincidance ou pas, les différents assauts dont est victime l’éléphant d’Afrique viennent de ce côté-là. Le dernier, en date,  est celui  d’un poste-frontière depuis le Ghana, dans la nuit du 20 au 21 septembre. Pour les autorités ivoiriennes, il n’y a aucun doute, le Ghana sert de base arrière aux pro-Gbaggo pour destabiliser Abidjan. C’est ce qui explique sans doute la récente colère du président Alassanne Dramane Ouattara, pourtant, d’ordinaire si pondéré, d’ordonner de façon unilatérale la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes entre la Côte d'Ivoire et le Ghana. Une première dans l'histoire des deux pays !  C’est dire si les relations entre les deux Côtes (Côte de l’Or et Côte d’Ivoire) étaient tendues ces jours-ci. Les autorités ghanéennes ne l’admettent pas, mais c’est fort probable que ce soit en réaction à cette fermeture unilatérale des frontières qu’elles avaient octroyé à Justin Koné Katinan, l’ancien porte-parole de Laurent Gbagbo détenu au Ghana, une liberté sous caution, le 25 septembre. Le cas de Justin Koné Katinan, libéré sous caution mais dont les autorités ivoiriennes continuent à réclamer la tête, vaille que vaille, est symptomatique de cette relation ô combien tendue ! Sinon pourqoui tant d’impatience ? Pourquoi ne pas faire simplement confiance à la justcice ghanéenne ? Qu’à cela ne tienne, le président ghanéen John Dramani Mahama souhaite un rechauffement des liens entre son pays et la Côte d’Ivoire. S’exprimant devant la tribune des Nations unies, le 26  septembre, il a affiché sa volonté à ne pas permettre que son pays serve de "base d'opérations destinées à saper la sûreté et la sécurité d'une autre nation. Le ton était solennel, l’engagement  ferme mais Dramani doit comprendre c'est sur les actes qu’on le jugera et non plus sur les discours. N’avait-il pas, en effet, déjà  promis  à  Abidjan le 5 septembre qu'il ne permettrait que son pays serve de "base arrière" pour déstabiliser la Côte d'Ivoire ? La frontière ivoiro-ghannéenne, source de toutes les tensions, doit, plus que jamais, être sécurisée, il y va de la qualité de la relation entre les deux pays.  Adamou L. KANTAGBA.  A lire aussi dans votre quotidien Le Soir

 

 

 

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Nicole 19/10/2012 19:14


J'espère sincèrement que la paix reviendra entre ces deux pays. L'Afrique souffre suffisamment, et ce serait dommage qu'il existe une nouvelle rupture.

Adamou L. KANTAGBA 25/10/2012 18:52



ON A ENVIE DE DIRE AVEC CET ILLUSTRE PROFESSEUR JOSEPH KI-ZERBO A QUAND L'AFRIQUE