Le chèque dans la Bible

Publié le par Adamou L. KANTAGBA

 

Le chèque dans la Bible !

         Quand on dit aux Nègres, pardon aux Noirs comme vous et moi de lire, nous refusons. Après c’est pour nous plaindre de ceci ou de cela. Je suis cependant sûr d’une chose : quand vous aurez lu cette histoire, vous lirez tous les livres qu’on vous offrira, en tout cas vous les feuilleterez. J’en suis sûr et certain. Pourquoi ? Lisez et vous saurez…

         Un homme avait convolé en justes noces avec sa tendre moitié. Les deux s’étaient dit oui devant Monsieur le Maire. Ils s’étaient juré fidélité, amour, respect et tout le bla bla qui s’en suit même. Leurs amis étaient  contents pour eux. Chacun avait envoyé son cadeau. Certains avaient envoyé des tableaux d’art de grandes valeurs, d’autres leur avaient des remis des enveloppes pleines de billets de banque bien craquants, etc. Puis vint le tour du meilleur ami du jeune marié,  il remit au jeune couple une Bible !

         Vous connaissez les femmes… Elles ne passent pas par quatre chemins pour dire la vérité ou du moins ce qu’elle pense être la vérité. L’ami s’était à peine éloigné qu’elle dit donc à son mari : « Chéri, reconnais que ton ami a déconné. Lui aussi ! Il n’a pas trouvé mieux qu’une Bible à nous offrir le jour de notre mariage. »

         On dit que ce que femme veut…homme veut. Ce n’est pas très faux.

— Tu as raison. Il exagère  vraiment. Même nos amis prêtres et autres  pasteurs nous ont remis des espèces sonnantes et trébuchantes. L’homme ne vit pas que de la parole de Dieu mais aussi de pain.

         De retour chez eux, nos deux amis  jetèrent la Bible dans un vieux truc qui semblait être une bibliotèque. Le temps passa. Et un jour que Madame faisait son grand ménage, elle tomba sur la fameuse Bible ; elle la feuilleta non pas pour la lire mais juste par curiosité. Mais  que découvrit-il au milieu du livre sacré ? un chèque de plusieurs milions de frans cfa. Hélas, mille fois hélas, le chèque était daté et la date de retrait était dépassée, il ya très longtemps. Elle n’a qu’à s’en prendre à elle-même.

C’est là que je compris et que je donnai raison à  ce monsieur qui dit que pour cacher quelque chose au peuple noir, il suffit de le mettre dans un livre. Continuons ainsi et nous irons très loin. A. L. K. Cercle littéraire et artistique Lire & Ecrire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Critique littéraire

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