LES ECRIVAINS BURKINABE ET LEURS OEUVRES VI

Publié le par Adamou L. KANTAGBA

Hadiza SANOUSSI


Ciel dégagé sur Ouaga

Ecrire par devoir de mémoire

 

 

 


Au sortir du génocide rwandais qui débuta le 6 avril 1994 avec l’attentat contre l’avion du président hutu Habyarimana, qui continua jusqu’au 19 juillet 1994, date de la victoire militaire du Front patriotique rwandais de Paul Kagamé et qui occasionna l’assassinat d’un million de personnes : l’une des plus grandes tragédies du 21e siècle naissant, les écrivains armés de leur plume avaient, par devoir de mémoire, écrit. Pourquoi ? Pour témoigner et exorciser le mal dans l’espoir d’un « plus jamais ça ».  Le 1er septembre 2009 à Ouagadougou, les habitants se réveillent les pieds dans l’eau. 263,33 milimètres d’eau en douze heures, plus de 110300 sinistrés déclarés, 24372 maisons d’habitation détruites, des morts, etc. Après un tel déluge digne du temps de Noé, après un tel « génocide », l’écrivain qui est un témoin de son temps ne devait-il pas témoigner ?  C’est ce qu’a fait Hadiza Sanoussi avec Ciel dégagé sur Ouaga, son cinquième roman, publié aux éditions L’Harmattan Burkina. Ecrire par devoir de mémoire, écrire pour témoigner, écrire pour les générations futures. Placée, à juste titre, sous le parrainnage de Monsieur Simon Compaoré, maire de la ville de Ouagadougou à l’époque des faits, et sous l’égide de la Société des auteurs, des gens de l’écrit et des savoirs(SAGES), la dédicace de l’œuvre est intervenue ce jeudi 04 juillet aux Archives nationales. L’une des prouesses techniques que l’écrivaine a réussie dans cet ouvrage qui allie fort bien fiction et réalité est d’avoir su mêler et entremêler les mille et un témoignages édifiants recueillis auprès de vrais sinistrés pour en faire l’intrigue de ce roman de 145 pages dont la littérarité est bien établie. Ainsi, pour Dr Dramane, président de la SAGES, qui a présenté l’ouvrage lors de la séance de dédicace : « Ciel dégagé sur Ouaga est un roman atypique dont l’eau est l’actant principal ». Mais au-delà des aspects technico-littéraires, l’on ne peut qu’être d’accord avec Simon Compaoré lorqu’il affirme: « Assurément Hadiza Sanoussi a fait œuvre utile ».

 

QUI EST HADIZA SAOUSSI ?

 

Titulaire d’une maîtrise en Géographie à l’Université de Ouagadougou, elle prépare actuellement un master de recherches en Sciences de l’Information et de la Communication/Institut panafricain d’études et de recherches sur les médias, l’information et la communication (IPERMIC) Ouagadougou

EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

1994-1999 : Professeur certifié des Lycées et Collèges option Histoire-Géographie

2000-2001 : Responsable du service de Documentation du MESSRS

2002-2008 : Affectée au Bulletin officiel du MESSRS

Depuis 2008 : Chef du service de l’Informatique documentaire du MESS

ŒUVRES PUBLIEES

Les Deux maris, éditions Moreux, 2001, L’harmattan Burkina, 2009.

Devoir de Cuissage, éditions JEL, 2005.

Et Yallah s’exila, éditions JEL, 2010

Sopam, le duc de Liptougou, L’Harmattan, Paris, 2012

Ciel dégagé sur Ouaga, Harmattan Burkina, 2012


 

Publié dans Critique littéraire

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