PROMOTION DE LA CULTURE AU BURKINA FASO

Publié le par Adamou L. KANTAGBA

 

Et si les promoteurs culturels revoyaient enfin leur copie

 

Pacéré2Il en est de la culture comme du sport au Burkina Faso. En effet au pays des Hommes intègres lorsque parle de sport, il s’agit généralement du football. Au mobilise quantité de guiros dans ce sport prétendu roi et on néglige des disciplines sportives telles que la petite reine(le cyclisme), le noble art (la boxe) où les sportifs semblent plus mouillés le maillot et où nous avons beaucoup plus de résultats malgré la modicité des fonds alloués…

Dans le domaine de la culture, nous assistons au même diktat d’une discipline artistique, la musique, au détriment des autres arts à l’instar de la peinture, la littérature, la danse contemporaine et j’en oublie. À ce niveau aussi, ce n’est pas là on injecte le plus de sous qu’on a le plus de résultats. Aussi étrange que cela puisse paraître, nos artistes littéraires s’en sortent plus, toute proportion gardée, tant au niveau continental qu’international. Le 1er académicien admis à l’Académie des sciences d’Outre-mer au titre de la littérature est un Nègre… Ce nègre est un Burkinabè. Ce Burkinabè s’appelle Me Pacéré Titinga, par ailleurs Grand prix littéraire d’Afrique noire.

dez altinoLe 1er concours de nouvelles lancé cette année par l’Alliance francophone et RFI a été remporté par un jeune burkinabè. Pour le Xe sommet des chefs d’Etat de la Francophonie, l’Agence universitaire de la Francophonie initié un atelier d’écriture électronique (mille milliards de poèmes francophones) auquel nous-mêmes avions participé. L’atelier concernait tous les pays francophones du monde mais au finish les poètes burkinabè étaient les plus primés. 

Aux récents jeux de la Francophonie (Niamey 2005 ; Beyrouth 2009), les écrivains burkinabè ont arraché de hautes luttes respectivement la médaille de bronze en nouvelle et la médaille d’argent en conte faisant ainsi retentir le dythanié dans ces contrées. Pour les présents Jeux, Nice 20013, l’espoir est aussi permis. Cela ne participe-t-il pas au rayonnement international et culturel de notre pays, cher au président du Faso ?       

Après avoir investi dans la musique à travers la réalisation et la production d’œuvres musicales, le gouvernement doit plus que jamais soutenir la création littéraire, écrivait, et à juste titre, Mahamoudou Ouédraogo, ancien ministre de la Culture des Arts et du Tourisme. (Cf. préface volume 1 de Poésie du BF (PUO, 2005, pp. V-VII).  

Il faut corriger en effet ces injustices tant au niveau du sport que de la culture par des politiques nationales des sports et de la culture conséquentes car toutes les disciplines ont leur importance. Platon écrivait bien à propos qu’on ne faisait pas une société avec que des mathématiciens. Loger les différents sports et arts à la même enseigne et octroyer des bonus budgétaires au secteur sportif /artistique qui donne le plus de satisfaction.

Main écrivantLes acteurs culturels et tous ses soi-disant promoteurs et/ou managers culturels doivent revoir leur copie. Il le faut ! Il y va de la vie ou de la mort programmée de notre culture, au sens plein du terme. Pas culture au sens de musique. Je m’explique. 

En fin de semaine, comme je le fais habituellement, je m’étais rendu à la BnB (Bibliothèque nationale du Burkina) pour lire. Je suis un liseron… Là, je tombe sur cette actualité : le Réseau des journalistes & communicateurs pour la culture(J2C) et le Réseau « Plume alerte » ont décidé d’organiser une marche le 07 septembre 2013.
Je me suis dit voilà une bonne chose. Les acteurs se lèvent enfin et marchent.  Puis je cherche la raison de la marche et je la trouve. Il s’agit d’attirer l’attention du CSC (Conseil supérieur de la communication) et les responsables des médias pour une plus large diffusion de la musique burkinabè, dans les médias, et la nécessité d’organiser un cadre de rencontre pour échanger sur la question. 
Là, je tombais des nues. Je me suis demandé si les gars ne s’étaient pas trompés de dénomination. C’est le Réseau des journalistes & communicateurs pour la culture(J2C) et le Réseau « Plume alerte » ou bien c’est le Réseau des journalistes L & E& communicateurs pour la musique(J2C) et le Réseau « Guitare ou Kundé alerte » ?
Comment peut-on réduire l’immensité de la diversité culturelle de notre pays à sa musique ? La musique burkinabè passe en boucle sur presque toutes les chaînes de radio et télé nationales. On peut estimer que ce n’est pas assez, mais des efforts sont faits. Quid alors de la littérature, de la peinture, etc. ?

 

 

 


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Adamou L. KANTAGBA 26/09/2013 15:45


En réalité beaucoup de jeunes aiment lire & écrire. Le problème c'est qu'on ne les encourage pas assez. A la télé, à la radio, on ne voit, on n'entend que les musiciens, les joueurs, les
comédiens pas ou presque pas les hommes de plume. Du coup les vocations naissent et meurent en silence. Courage!

sarah 25/09/2013 11:30


La litterature a toute sa place meme si de nos les jeunes s'y adonnent de moins en moins. C'est ce que je préfère le plus.

Adamou L. KANTAGBA 25/09/2013 14:50



Là, vous m'envoyez très ravi. Je serai flatté de vous lire un de ses quatre.