Que veut faire croire L’Observateur paalga ?

Publié le par Adamou L. KANTAGBA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux grands MAUX, les grands MOTS… L’Observateur paalga fait partie, au Burkina Faso, des journaux, les plus lus ; mais dans cette histoire de Ismaël SANKARA qui serait le fils de l’ancien président Thomas SANKARA, il faut le reconnaître,  L’’Observateur a fait une grosse bourde. Une bourde digne de cette Miss Monde  dont parle le narrateur de Cœur de femme  dans le roman d’Adamou L. KANTAGBA, laquelle Miss pour montrer qu’elle était cultivée aurait dit à un parterre de journalistes venu l’interviewer qu’elle aimait la musique de William de Shakespeare.  Or vous et moi savons que ce brave monsieur (William de Shakespeare) était un écrivain et non point un musicien.

L’affaire… !

Acte 1 Dans sa parution du 17 au 23 juin, Jeune Afrique révèle l’existence d’un certain Ismaël SANKARA, artiste-musicien burkinabè vivant aux Etats unis, né le 1er avril 1987. Selon le journal, le jeune homme est un autre fils de feu Thom SANK inconnu jusque là du grand public et même de Mariam SANKARA, l’ancienne 1re Dame ainsi que de ses autres enfants : Philippe et Auguste. Thomas SANKARA qui voyait venir les événements d’octobre 1987 l’aurait envoyé avec sa mère vivre aux Etats unis…  

 Acte 2 Dans son édition du 22 au 24 juin 2012, L’Observateur paalga. reprend en  commentant avec forces détails cette info de Jeune Afrique dans sa rubrique fétiche « une Lettre pour Laye » dont nous saluons au passage la mémoire du fondateur. Voici ce qu’écrit le gratte-papier de L’Observateur paalga :

Cher cousin, je ne peux que souhaiter à notre fiston de devenir une  star interplanétaire comme l’Oncle Sam sait en produire. Toutefois, cette histoire m’inspire la réflexion suivante : je sais qu’on va encore crier haro sur le baudet, mais je ne peux m’empêcher de faire remarquer qu’Ismaël n’a pas été envoyé sur l’Ile de la jeunesse en Cuba, en Albanie ou en Corée du Nord mais plutôt chez le chef de file de l’impérialisme international, le Grand Satan qu’on descendait en flammes à longueurs de discours. Après tout, à l’assassinat de Thom SANK, Mariam et les siens ne sont pas allés, eux non plus, au Mozambique ou en Angola mais Gabon d’Omar BONGO, l’alors courtier local du capatil(isme). On avait bien dit que révolution ne rimait pas avec misérabilisme et que ces socialo-communistes ne sont jamais à un paradoxe près. Mais enfin, bon vent à Ismaël SANKARA.    

 

Acte 3 Dans sa livraison du 25 juin 2012, Bendré après avoir mené des investigations révèle qu’il n’en est rien ! Ismaël SANKARA, n’est pas comme on aurait voulu le faire croire à l’opinion,  le fils de l’ancien président Thomas SANKARA.

Après avoir vu l’article de Jeune Afrique qui le présentait comme le fils du capitaine de la révolution, Ismaël avoue au journaliste du  Bendré qui l’a joint au téléphone : « J’étais effrayé et j’ai contacté le journaliste pour changer toute cette histoire mais je ne suis pas arrivé  à le contacter. » Et à la question de savoir ce qu’il comptait faire maintenant, Ismaël répond : «  Je vais parler pour que chacun puisse comprendre la vérité. Et continuer à faire ma musique et de représenter mon pays au plus haut niveau. Et je vais personnellement contacter la famille SANKARA pour lui présenter mes excuses » 

Acte 4Je disais tantôt que L’Obs. avait merdé. En effet comment comprendre qu’un organe de presse d’une telle envergure, que les Burkinabè affectionnent, ne puisse pas vérifier avant de relayer une information aussi délicate que sensible même venant de Jeune Afrique.

Mais au-delà de tout cela, ce que je ne comprends ce sont ces sous-entendus :  (…) je ne peux m’empêcher de faire remarquer qu’Ismaël n’a pas été envoyé sur l’Ile de la jeunesse en Cuba, en Albanie ou en Corée du Nord mais plutôt chez le chef de file de l’impérialisme international, le Grand Satan qu’on descendait en flammes à longueurs de discours. Après tout, à l’assassinat de Thom SANK, Mariam et les siens ne sont pas allés, eux non plus, au Mozambique ou en Angola mais Gabon d’Omar BONGO, l’alors courtier local du capital(isme). On avait bien dit que révolution ne rimait pas avec misérabilisme et que ces socialo-communistes ne sont jamais à un paradoxe près.  

Est-ce à dire que Thomas SANKARA, n’était pas un révolutionnaire ainsi qui le disait ? Qu’il amusait la galerie ? Lecteurs, vous qui lisez entre les lignes, éclairez ma lanterne. Que cette vie à cent carats[1] était une arnaque ?

Nous n’applaudissons pas le Bendré, il n’a fait que son travail. Albert Camus disait effectivement qu’on ne félicite pas un enseignant parce qu’il enseigné que : 1+1=2. Il n’a fait que son boulot. Messieurs du Bendré, vous avez fait votre job ! Quant à Jeune Afrique, que retenir  de ce canard ?

A. L. K.

FIN ?



[1] Voire à ce sujet le livre sur la vie de Thomas SANKARA intitulé : Une vie  à cent carats de l’écrivain nigérien…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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