Sommet de l'UA. La guerre au Mali comme plat de résistance !

Publié le par Adamou L. KANTAGBA

Il s’est ouvert ce dimanche 27 janvier 2013, la 20e session ordinaire du sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba en Ethiopie. Au menu de la table de cette grand-messe des chefs d’Etats du continent, il y a non seulement l'entrée en scène de la remplaçante du Gabonais Jean Ping, la nouvelle présidente de la Commission, la Sud-Africaine Dlamini-Zuma, élue il y a déjà un trimestre et aux côtés de qui travaillera désormais notre compatriote le Dr Jean Baptiste Natama, ancien patron du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs(MAEP), mais aussi la prise de fonction du nouveau président de l'institution panafricaine, le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn. Il remplace à ce poste, au titre de la présidence tournante de l’Union,  le Dr Thomas Boni Yayi, président de la République du Bénin. Mais le plat de résistance de ce sommet reste véritablement la guerre de reconquête du nord du Mali engagée, à son corps défendant,  par l’armée française il y a maintenant 16 jours. Après avoir manqué le coach en République d’Eburnie, puis en Lybie, l’Union africaine aurait pu redorer son blason en prenant les devants dans cette guerre de libération du septentrion malien. Hélas, le cas Mali a été un autre rendez-vous manqué pour le syndicat des chefs d’Etat, qui n’eût été l’intervention diligente de l’ancienne puissance coloniatrice serait aujourd’hui tombé sous l’escarcelle des islamistes qui écument le Sahel. C’est en substance ce qui ressort en filigranne du discours du président sortant de l’Union, le Dr Thomas Boni Yayi qui au-delà ce mea culpa n’a pas manqué d’interpeller ses hommologues chefs d’Etats à la mobilisation générale pour permettre le déploiement sans délai de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). En l’absence du président égyptien, Mohamed Morsi, sans doute en raison de la situation très tendue au bord du Nil, lequel était pourtant très attendu à ce sommet,  la solidarité envers le Mali et le soutien en faveur de l’opération militaire semble avoir fait l’unanimité tant niveau des chefs d’Etat du continent qu’au niveau de leurs partenaires internationaux qui se sont exprimés à la tribune. Pour le président tchadien Idriss Déby dont le pays fournit plus de 2200 soldats la lutte contre le terrorisme est l’affaire de tous par conséquent la reconquête  de l’ancien Soudan français va au-delà de la France et engage toute la communauté internationale. Quant au   secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, il  s’est engagé à recommander au Conseil de sécurité de débloquer une aide logistique pour la Misma. « Nous avons une obligation morale d’agir. L’ONU aidera le Mali à traverser cette épreuve » a-t-il par ailleurs  affirmé. Il ne reste plus qu’à traduire ses multiples engagements en actes concrets sur le terrain. Cela afin de libérer rapidement  le Nord-Mali dont les populations souffrent depuis de longs  mois le martyre et éviter l’enlisement comme en Afghanistan ou en Somalie ; ce qui ne serait pour arranger personne. A lire aussi dans le journal Le Soir.

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