Au-delà de cette Afrique-là !

Publié le par Adamou L. KANTAGBA

De gche à drte Sanou Noël, Kantagba Adamou; la directrice du Goethe venue bien avant le début de la conférence, les échanges se sont poursuivis lors de la pause-café
De gche à drte Sanou Noël, Kantagba Adamou; la directrice du Goethe venue bien avant le début de la conférence, les échanges se sont poursuivis lors de la pause-café
De gche à drte Sanou Noël, Kantagba Adamou; la directrice du Goethe venue bien avant le début de la conférence, les échanges se sont poursuivis lors de la pause-café
De gche à drte Sanou Noël, Kantagba Adamou; la directrice du Goethe venue bien avant le début de la conférence, les échanges se sont poursuivis lors de la pause-café
De gche à drte Sanou Noël, Kantagba Adamou; la directrice du Goethe venue bien avant le début de la conférence, les échanges se sont poursuivis lors de la pause-café

De gche à drte Sanou Noël, Kantagba Adamou; la directrice du Goethe venue bien avant le début de la conférence, les échanges se sont poursuivis lors de la pause-café

Ce samedi 30 mai 2015 a été riche en évènements au pays de M’Ba Michel. En effet pendant que les confirmations et autres baptêmes chrétiens se poursuivaient ; que le Burkina postinsurrectionnel s’émouvait en rendant enfin l’hommage tant attendu à ses martyrs en les panthéonisant au pied du bien nommé Monument des martyrs, Educ Afrique tenait sa 3e conférence annuelle sur le thème « La domination culturelle africaine moderne » animée par Sanou Noël.  

Il s’agissait pour le conférencier, dans une perspective pluridisciplinaire à base sémiotique – analyse des signes et symboles révélateurs de montrer que, sans jamais formuler de projets impérialistes, l’âme de l’Afrique a irrigué et continue d’irriguer le génie créateur de l’humanité dans ses modulations les plus originales. Sanou Noël en veut pour preuve l’attrait quasi universel que les différentes formes d’expression culturelle africaine exercent sur les autres peuples au point où tous s’en inspirent.

« On peut noter aujourd’hui, dit-il, toute la difficulté des arts des autres civilisations du monde à s’imposer à l’Afrique noire en particulier les canons et codes occidentaux ; mais l’art africain est au cœur de toutes les célébrations depuis le XVe siècle lorsque les Portugais ramenèrent du Kongo notamment des « objets » alors exotiques et fascinants, en passant par la constitution des collections privées jusqu’aux musées ethnographiques depuis l’exposition coloniale française de 1878 à leur élévation au rang d’art nègre par les peintres d’avant-garde et les historiens de l’art».

En prenant cette posture osée voire audacieuse, Sanou Noël joint sa voix à celle des intellectuels comme : Cheick Anta Diop, Meinrad Hebga, Lilian Thuram, etc. qui à travers leurs ouvrages révolutionnaires : L’Antériorité des civilisations nègres devenu plus tard Nation nègre et culture, La Rationalité du discours africain sur les phénomènes paranormaux, Mes étoiles noires : de Lucy à Obama, etc. ont entamé le processus de décolonisation mentale de l’Africain. Une décolonisation mentale nécessaire face au discours hégémonique mensonger européen qui voudrait que l’Afrique ne soit pas assez rentrée dans l’histoire ; que l’Afrique n’ait rien inventé : ni boussole ni poudre à canon. Ce que dément, exemples d'inventeurs noirs inconnus et/ou méconnu à l’appui, le remarquable ouvrage de Thuram, Mes étoiles noires…

Moralité de l’histoire : une re-lecture de toute la littérature sur l’Afrique s’impose.

Adamou L. KANTAGBA

  

Publié dans Société

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