FOIRE INTERNATIONALE DU LIVRE DE OUAGADOUGOU 2017

Publié le par Adamou L. KANTAGBA

FOIRE INTERNATIONALE DU LIVRE DE OUAGADOUGOU 2017
FOIRE INTERNATIONALE DU LIVRE DE OUAGADOUGOU 2017
FOIRE INTERNATIONALE DU LIVRE DE OUAGADOUGOU 2017
FOIRE INTERNATIONALE DU LIVRE DE OUAGADOUGOU 2017

1. 500. 000 F CFA POUR LE MEILLEUR CONTEUR !

  1. La genèse

Dans son roman, les Noctuelles vivent de larmes, le prosateur malien, Ibrahima Ly écrivait, et à juste titre, que la spécificité répétée à l’infini devenait banale. C’est conscient, sans doute, de cette dure réalité que la répétition finit par lasser que le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, à travers sa cheville ouvrière la Direction générale du livre et de la lecture publique (DGLLP), dans l’optique d’éviter à la Foire internationale du livre de Ouagadougou (Filo) de tomber dans une certaine léthargie et de mourir de sa belle mort pour cause de désintérêt du public, a décidé de sortir de la routine et des sentiers battus pour  innover. Et une des innovations majeures apportées à la grand-messe des hommes et femmes de lettres qu’est la Filo reste et demeure, pour nous, la création, lors de sa 13e édition qui s’est tenue du 26 au 29 novembre 2015, du Grand prix du livre et des Prix spéciaux de la Foire internationale du livre de Ouagadougou.

Si jusque-là l’essentiel des prix et concours littéraires qui avaient cours au Pays des hommes intègres (Grand prix national des arts et des lettres, prix du roman paalga, concours de contes « Il était une fois », Trésors du Faso, etc.) faisaient la part belle aux manuscrivains (auteurs de manuscrits !), ce monopole du manuscrit (vrai paradoxe) est remis en cause. En effet, le Grand prix du livre de la Filo, dont il est question ici, ne prend en compte que les œuvres éditées et publiées. C’est donc une tribune (une instance de légitimation comme on dit en critique littéraire) où s’affrontent, à coups de mots, des écrivains et/ou auteurs « confirmés ».

Fait nouveau, très nouveau même, dans le microcosme littéraire national, ce combat va, explicitement, engager les éditeurs (nationaux) parce que le Grand prix du livre de la Filo qui ne concerne que les œuvres produites au Burkina Faso s’intéresse non seulement aux aspects littéraires (responsabilité de l’auteur) mais aussi aux aspects techniques (responsabilité de l’éditeur). Comme le précise justement l’article 2 des Arrêtés N° 2015 - 054 et 2017- 091 MCT/SG/DGLLP qui le crée : « Il [le Grand prix du livre de la Filo] vise à stimuler les auteurs et les éditeurs, et à cultiver l’excellence en matière d’écriture et de production d’ouvrages ».

  1. Du genre retenu dans le cadre de la 14e édition de la Filo 2017

Après avoir consacré le roman lors de sa 13e édition en novembre 2015, la 14e édition de la Foire du livre, qui se tiendra également en novembre 2017 sous le thème : « Livre et lecture dans le cadre familial », fait la part belle à la littérature orale à travers un de ses genres à savoir le conte. L’article 3 du Règlement intérieur le précise : « Pour la présente édition du Grand prix du livre de la Filo, le genre retenu est le conte écrit en langue française et publié au Burkina Faso selon les normes éditoriales ».

  1. Des modalités de la participation

Les œuvres en compétition (conte en français) sont celles produites entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2016 (article 2). En outre toute œuvre éligible doit, au préalable, faire l’objet de dépôt légal au niveau de la Bibliothèque nationale du Burkina (BnB) sise à Ouaga 2000 (article 4).

« Les auteurs, les éditeurs ou agents littéraires agissant au nom des éditeurs ou des auteurs peuvent soumettre autant d’ouvrages qu’ils le désirent (article 7).

Les contes ou recueils de contes en cinq exemplaires doivent être déposés, au plus tard le 16 août 2017 à 15h 30 mn, à la Direction générale du livre et de la lecture publique (DGLLP) sise au ministère de la Culture des Arts et du Tourisme.  

  1. Du trophée !

L’article 5 du Règlement indique que le Grand prix du livre se compose d’une attestation, d’un trophée et d’une enveloppe d’un million cinq cent mille francs CFA.

Faut-il croire, en parodiant le slogan de la nationale des jeux de hasard, la Loterie nationale du Burkina (LONAB) que, désormais, c’est la fortune en fin de livre ? Encore faut-il que cette innovation, qui participe réellement de la promotion de la littérature burkinabè, soit pérennisée par les pouvoirs publics. Il faut aussi et surtout espérer qu’une telle initiative (publique !) inspire le secteur privé de la culture, notamment dans sa composante littérature, afin que d’autres prix et concours littéraires qui sacrent des œuvres éditées (à l’instar du Prix Ivoire, en Côte d’Ivoire) naissent. Alors, seulement alors, l’on pourra, en parodiant toujours la LONAB, dire :

« Écrivez, écrivez, il y a de l’argent dedans !

 

Plus d’infos ?

 

Rendez-vous à la Direction générale du livre et de la lecture publique du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme ou contactez-nous par le formulaire du blog pour recevoir le Règlement intérieur du prix en version papier !  

Adamou L. KANTAGBA

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