VIIIes JEUX DE LA FRANCOPHONIE, NOUVELLES ET NOUVELLISTES

Publié le par Adamou L. KANTAGBA

VIIIes JEUX DE LA FRANCOPHONIE, NOUVELLES ET NOUVELLISTES
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Ils étaient là, à Abidjan, à l’auditorium de la Bibliothèque nationale de Côte d’Ivoire créée en 1974, la vingtaine de jeunes nouvellistes présélectionnés dans l’espace francophone pour prendre part effectivement aux VIIIes Jeux de la Francophonie sur les bords de la lagune Ébrié.

Ils étaient là, au cœur de cette institution, gardienne de la mémoire du peuple ivoirien, qu’est la Bibliothèque nationale, transformée le temps des Jeux en une véritable arène. Et tels ces antiques gladiateurs, les braves nouvellistes, à travers, leurs nouvelles, défendaient, non point leur vie, mais bien plus… leur patrie !

Des récits écrits avec talent, rage et passion (que les visiteurs pouvaient aussi affronter dans une salle jouxtant l’auditorium) et défendus avec conviction et détermination devant un jury international conquis par le génie de cette jeunesse francophone abordant avec tact et poésie des sujets aussi graves (terrorisme, racisme, délit de faciès, etc.) que philosophique (rapport de l’artiste à son art, culte du travail dans nos sociétés dites modernes, etc.).

Longtemps considéré comme un genre bâtard à mi-chemin entre le conte et le roman, la nouvelle, depuis ces dernières décennies, semble avoir définitivement pris son envol. La consécration de la nouvelliste, Alice Munro, par le Nobel en est une illustration.

Genre d’avenir, la nouvelle est alors, aujourd’hui, de tous les grands concours littéraires qu’ils soient nationaux ou internationaux : Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) au Burkina Faso, Concours de nouvelles de Milly-la-Forêt (France), Prix du Jeune Écrivain, Prix du jeune Écrivain francophone, etc.

C’est sans doute à ce titre qu’elle est inscrite également aux Jeux de la Francophonie au côté des autres disciplines sportives et culturelles. De tous ces prix et concours néanmoins, il faut le reconnaitre et le saluer, les Jeux de la Francophonie, est pratiquement le seul concours littéraire où le manuscrit est vraiment célébré.

Justement, au lieu que le jury seul, dans le plus grand secret, prenne connaissance des manuscrits, les apprécie, délibère et proclame les résultats comme cela se fait traditionnellement ; le concours de la nouvelle, tel que pratiqué dans le cadre des Jeux de la Francophonie, permet au grand public de découvrir le manuscrit avant sa publication à travers son exposition murale (comme un tableau !).

Mais aussi et surtout grâce aux séances de lecture publique des textes en compétition suivies d’échanges à bâtons rompus entre les différents manuscrivains (auteurs de manuscrits) et le jury de même que le grand public.

C’est donc à une véritable fête du texte que l’on a assisté à la Bibliothèque nationale, tant la diversité était au rendez-vous. Diversité thématique, on l’a dit, mais aussi diversité de profil, de parcours et donc diversité de style et d’approche du texte littéraire, au grand bonheur du lecteur.

Si certains concurrents à l’instar de Oliva Wend-Kunni Ouédraogo du Burkina Faso (comédienne), de Josya Kangah, l’Ivoirienne (technicienne de l’audiovisuel) font, pour ainsi dire, leurs premiers dans l’univers de la nouvelle, de la compétition littéraire de haut niveau ; il n’en est de même pour d’autres comme le Sénégalais de l’École des hautes études en sciences sociales,  Mohamed Mbougar Sarr qui prépare une thèse de doctorat en littérature, ou du Canadien, Gabriel Robichaud qui a déjà à son actif trois ouvrages publiés. Ces quelques profils et parcours ci-dessous sont édifiants à ce sujet.

Jean Noël N’Gadi (Gabon), étudiant en médecine, il est successivement : demi-finaliste du prix du Jeune Écrivain francophone 2008, finaliste du Prix CENAREST/Gabon en 2012 et lauréat de la Journée du manuscrit francophone Unesco/Éditions du Net 2015. Il est l’auteur du recueil de nouvelles Réincarnation publié par les éditions Ntsame en 2012, mais aussi de la pièce de théâtre Une histoire de sang sortie aux éditions du Net en 2015.

Mireille Gandebagni (Bénin), comédien et dramaturge ; auteure du recueil de nouvelles Loin, vers treize ans édité par les éditions Plurielles en 2016 grâce au soutien du Fonds des arts et de la culture (FAC).

Elemawusiwusi Agbédjidji (Togo), acteur et metteur en scène ; co-auteur (avec Gustave Akakpo) de la pièce théâtrale Si tu sors, je sors parue aux éditions Lansman éditeur en 2016, avec l’appui du Centre dramatique national de Haute-Normandie

Gabriel Robichaud (Canada), comédien, auteur de la pièce de théâtre Le Lac aux deux falaises publié aux éditions Prise de parole en 2016, grâce au concours financier entre autres du gouvernement canadien à travers le Fonds du livre du Canada (FLC). Poète, il aussi publié aux éditions Perce-Neige deux recueils de poèmes : Les Anodins et La Promenade des ignorés, respectivement en 2014 et en 2011.

Justine Lalot (Belgique), enseignante de français, 4e au 24e Prix du Jeune Écrivain en 2009 avec sa nouvelle « Pic… Nic…  Douille» publié dans le recueil collectif, Il déserte et autres nouvelles, édité grâce au mécénat de la Fondation BNP Paribas aux éditions Buchet/Chastel en 2009.

Mohamed Mbougar Sarr (Sénégal), doctorant à l’École des hautes études en sciences sociales (sujet de la recherche : la poétique de la blessure dans le roman africain francophone). Lauréat du Prix Ahmadou Kourouma avec son roman Terre Ceinte paru aux éditions Présence Africaine de feu Alioune Diop, il y publie également Silence du chœur, un autre roman.

Calvin Mbainodjiel Nelde, alias Djigri Parterre, (Tchad), comédien, cinéaste, conseiller de jeunesse et d’animation au ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports à la direction des arts et du spectacle. Il est l’auteur du recueil poétique Au rythme de mes vers aux éditions Édilivre en 2008.

Aziza J. Kajangu, (R. D. Congo), activiste, formatrice en leadership, auteure de Pas seul sur terre (poésie), Débrouillarde (Nouvelles). 

Razak René (Niger), participation aux phases préparatoires des Ves Jeux de la Francophonie, Niamey 2005, finaliste du Prix du Jeune écrivain francophone.

Wend-Kunni Oliva Ouédraogo (Burkina Faso), comédienne, conteuse.

Josya Kangah (Côte d’Ivoire), technicienne de l’audiovisuel.

Qu’importe le profil, le parcours, la nationalité, chaque concurrent avait foi en son talent, en son texte et en sa bonne étoile jusqu’au soir de ce mardi 25 juillet 2017 où, replaçant alors chaque texte dans son contexte, le verdict tomba raide.

Certes il y eut des vainqueurs (Razak René, Gabriel Robichaud, Mohamed Mbougar Sarr), mais il n’y eut pas de vaincus ! L’ensemble des textes des participants aux Jeux d’Abidjan dont le jury a salué la qualité sera publié dans le cadre d’une anthologie !

 

Adamou L. KANTAGBA

Commenter cet article

Hadiza Sanoussi 10/08/2017 17:32

Un exemple à envisager dans le cadre de la FILO

Kantagba 11/08/2017 10:38

Ou de la SNC aussi, merci. Ce serait bien.